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Les dangers de l’antigel

1 décembre 2021

Avec son goût sucré, l’éthylène glycol attire beaucoup les chiens et les chats. Cette molécule très irritante, notamment pour le tube digestif, conduit à une véritable urgence vétérinaire lorsqu’il est ingéré. 

 

Les troubles liés à l’ingestion de l’éthylène glycol surviennent généralement en hiver, puisque cette molécule est utilisée comme antigel, notamment dans les liquides pour pare-brise. On le retrouve également dans divers systèmes et liquides de refroidissement, comme ceux pour les voitures par exemple. Malgré la présence d’additifs amers pour contrer son goût sucré, les hospitalisations pour intoxication à l’éthylène glycol ne sont pas rares. Le chat, plus méfiant de nature, se laisse également prendre au jeu, et y est particulièrement sensible.  

 

Les premiers symptômes associés à l’intoxication à l’éthylène glycol surviennent dans les 30 à 60 minutes suivant l’ingestion. Ils commencent généralement par une « ivresse » et sont suivis  

  • de vomissements ; 
  • de troubles neurologiques : difficultés à marcher et troubles de l’équilibre, convulsions, coma ; 
  • de difficultés respiratoires ;  
  • de lésions rénales, caractérisés par une déshydratation, malgré une augmentation de la quantité d’eau ingérée. 

Le pronostic vital varie en fonction de la dose avalée : pour un chien de 10 kg, une dose de 30 à 50 ml est mortelle ; pour un chat de 5 kg, on parle d’une dose de 7 ml !  

 

Il est recommandé de ne pas faire vomir l’animal, puisque cette molécule est responsable d’une irritation digestive. Le pronostic dépend, en grande partie, du délai entre l’ingestion et la prise en charge : emmenez donc votre chien ou votre chat le plus rapidement possible chez votre vétérinaire ! Un antidote peut être administré dans les 6 à 8 heures au maximum après ingestion. 

 

Lors d’intoxication à l’éthylène glycol, l’animal est hospitalisé plusieurs jours et la prise en charge consiste en 

  • une surveillance étroite, durant plusieurs jours, des paramètres rénaux notamment ; 
  • une réhydratation, à l’aide de perfusions ;  
  • l’administration d’anticonvulsivants, entre autres ; 
  • une dialyse, parfois nécessaire. 

 

Malgré une prise en charge complète et/ou précoce, l’intoxication à l’éthylène glycol est grave et le pronostic est souvent sombre. Prudence donc ! Veillez à tenir les antigels et autres à distance des animaux et des enfants, en les plaçant en hauteur ou mieux, dans une armoire fermée à clé.  

 

Comme toujours en cas de suspicion d’intoxication, l’idéal, si vous le pouvez, est de communiquer au vétérinaire qui prendra en charge votre compagnon à 4 pattes : 

  • l’heure d’ingestion ;  
  • la quantité absorbée ; 
  • la composition exacte du produit (prenez l’emballage avec vous).  

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter également le Centre National d’Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV). 

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