Les affections urinaires touchent aussi les chats et peuvent concerner un chat sur vingt-cinq au cours de leur vie. Ces troubles affectant la vessie et l’uretère peuvent avoir plusieurs causes, recouvrir plusieurs maladies, mais ils ont en commun de causer un inconfort pour le chat, de provoquer de la malpropreté, et dans certains cas d’avoir de graves conséquences. Parmi ces troubles, la cystite idiopathique féline est une des plus fréquente.
La cystite idiopathique féline (CIF) est une maladie proche de la cystite interstitielle décrite notamment chez les femmes. Le terme « idiopathique » lui a été donné car son origine étiologique a longtemps été inconnue. Depuis quelques années, la compréhension des mécanismes s’est précisée, et les spécialistes proposent deux modèles :
Dans les deux cas, un évènement ponctuel peut provoquer une crise, et quelle que soit l’origine, un cercle vicieux s’installe : l’inconfort urinaire crée un déséquilibre émotionnel, lequel entraine des troubles au niveau urinaire…
L’évolution est en général bonne, avec une prise en charge adaptée. Dans quelques cas on observe une forme compliquée : il peut se former un bouchon muqueux qui obstrue les voies urinaires (l’urètre), et bloquer l’évacuation des urines. Ceci se produit plus volontiers chez les mâles, du fait que leur conduit urinaire est plus long et d’un diamètre plus petit que celui des chattes. Lorsque cela arrive, il s’agit d’une urgence vétérinaire !
Toutefois, il faut garder à l’esprit que les chats sujets à ces troubles ont une forte tendance à récidiver. Une prise en charge individuelle et globale permet de réduire cette tendance à quelques épisodes au cours de la vie, le plus souvent à l’occasion d’une très forte perturbation émotionnelle.
La prise en charge de ces troubles nécessite tout d’abord que le vétérinaire pratique un examen complet pour préciser le diagnostic et caractériser la cystite idiopathique. S’il s’agit bien d’une CIF, il conviendra de mettre en place des actions suivant différentes modalités.
Cela comprend une alimentation adaptée ou des aliments complémentaires pour aider à favoriser la santé urinaire, notamment en contribuant à diluer les urines. Parmi ces mesures alimentaires, celles favorisant la prise de boisson et donc la dilution des urines sont à rechercher.
La gestion de l’environnement de vie du chat est aussi souvent indispensable pour limiter le stress, en particulier pour les foyers qui possèdent plusieurs animaux. Créer un environnement apaisant consiste à multiplier les points importants : alimentation, couchage, aires de repos, litières à maintenir propres, perchoirs (les chats vivent dans un espace à trois dimensions, contrairement aux chiens).
Enfin, la récurrence des épisodes étant favorisé par le stress, limiter tous les changements brusques dans la vie du chat est nécessaire et lorsque ceci est impossible, il convient de les anticiper au mieux…
La cystite idiopathique féline est donc un trouble complexe, avec des composantes à la fois urinaires et émotionnelles. Une bonne connaissance de chaque chat et de son environnement est la clé pour trouver les solutions globales les plus adaptées afin de limiter les récurrences.
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