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Les facteurs de risque des troubles de la mobilité chez le chien

3 mars 2025

Nos compagnons à quatre pattes dépendent de leur mobilité pour vivre pleinement leur vie : courir, jouer, sauter ou même marcher fait partie de leur quotidien. Pourtant, certains chiens peuvent progressivement perdre leur aisance à se mouvoir. Ces troubles de la mobilité ne sont pas une fatalité. Identifier les facteurs de risque permet d’agir tôt et d’offrir à votre chien une vie active et épanouie. 

 

L’âge : un facteur inévitable

Avec le temps, les articulations et les muscles des chiens s’usent naturellement. Cette usure peut entraîner une raideur progressive, réduisant leur mobilité. Cependant, les troubles de la mobilité ne concernent pas uniquement les seniors : les jeunes chiens peuvent aussi être touchés, surtout s’ils présentent d’autres facteurs de risque.

 

Le poids : un ennemi pour les articulations

Le surpoids n’est pas seulement un facteur aggravant les troubles de la mobilité : c’est aussi une maladie inflammatoire chronique qui affecte l’ensemble de l’organisme, y compris les articulations. La surcharge pondérale crée un état inflammatoire systémique qui peut accélérer la dégradation des structures articulaires. Par ailleurs, l’excès de poids exerce une contrainte mécanique accrue sur les articulations des membres, augmentant leur usure et limitant les mouvements. Maintenir votre chien à un poids idéal est donc essentiel pour préserver sa santé articulaire. 

 

La génétique : une prédisposition chez certaines races

Certaines races de chiens sont prédisposées aux problèmes de mobilité en raison de leur morphologie ou de leur patrimoine génétique. Si cela est bien connu chez les grandes races telles que par exemple les Labradors Retrievers, les Bergers allemands ou les Rottweilers, les chiens de petites races peuvent également développer des problèmes au niveau des genoux ou du dos notamment. 

 

L’activité physique : entre excès et insuffisance

  • Le manque d’exercice entraîne une perte de masse musculaire, ce qui affaiblit les articulations et rend les mouvements plus difficiles. 
  • Les excès d’efforts ou des activités inappropriées (comme des sauts répétitifs ou des courses intenses sur des sols durs) peuvent causer des microtraumatismes et accélérer l’usure articulaire. 

Il est donc nécessaire d’adapter les promenades à l’âge, la taille et la condition physique de votre chien. 

 

Les blessures et traumatismes

Une blessure passée, comme une entorse ou une fracture, peut avoir des répercussions à long terme sur la mobilité de votre chien. Les traumatismes mal soignés ou les mouvements compensatoires adoptés par l’animal pour éviter la douleur peuvent affaiblir certaines articulations ou provoquer des déséquilibres musculaires.

 

L’environnement : un rôle souvent sous-estimé

Le mode de vie et l’environnement de votre chien jouent un rôle dans sa mobilité. Il est important de veiller à ce que le sol ne soit pas glissant, qu’il puisse se coucher sur une surface souple et à l’abri du froid et de l’humidité. Créer un environnement sécurisé et confortable peut aider à limiter ces risques.

 

L’alimentation : un pilier pour des articulations saines

Une alimentation déséquilibrée ou de mauvaise qualité peut priver votre chien des nutriments essentiels à la santé de ses articulations et de ses muscles. Des aliments complémentaires spécifiques peuvent soutenir la mobilité. 

 

Prévenir pour mieux protéger 

Même si certains facteurs de risque, comme l’âge ou la génétique, ne peuvent pas être contrôlés, beaucoup d’autres dépendent directement des soins que vous apportez à votre compagnon. Surveiller son poids, lui offrir une alimentation adaptée, encourager une activité physique régulière et consulter un vétérinaire dès les premiers signes de raideur sont autant de gestes essentiels pour préserver sa mobilité.

 

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