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Les puces : parlons-en !

30 octobre 2022

Une puce est un insecte qui vit sur les mammifères tels que les chiens et les chats par exemple. L’espèce de puce la plus rencontrée est celle qui infeste les chats, les chiens et les furets : Ctenocephalides felis. C’est un parasite externe, piqueur, sans ailes. Le corps de la puce est plat avec de longues pattes adaptées pour le saut et peut atteindre jusqu’à 4mm chez l’adulte. 

 

Le cycle de vie de la puce 

Le mode de vie des puces est dépendant des conditions environnementales. Quand elles sont idéales (humidité, chaleur, hôtes à proximité), l’ensemble des étapes de développement peut être accompli en moins de 2 semaines ! Une seule puce femelle peut ainsi produire plusieurs dizaines de milliers de nouveaux adultes en un mois. Le nombre de puces sur les animaux et surtout dans l’environnement peut devenir très rapidement considérable. 

Comme la chaleur est nécessaire à la survie des larves de puces, elles peuvent se développer à l’extérieur du printemps à l’automne, mais pas en hiver. Cependant, le chauffage des maisons et appartements leur permet de se développer à l’intérieur tout au long de l’année. 

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1- Les puces adultes se nourrissent de sang en piquant la peau de l’animal qui les héberge. Elles restent habituellement sur le même hôte jusqu’à leur mort. Leur espérance de vie est en théorie de plusieurs mois, mais elles sont souvent éliminées au bout d’une à trois semaines lorsque le chien ou le chat se toilette ou se mordille. Les puces prennent quelques repas par jour, et ce souvent après avoir procédé à de multiples essais de piqûres avant de se gorger de sang. Ainsi une seule puce peut être responsable de nombreuses morsures quotidiennes ! 

2- Les puces femelles pondent leurs œufs sur l’hôte : 20 œufs en moyenne par jour (une puce peut pondre jusqu’à 50 œufs en une seule journée). Une fois pondus, les œufs tombent sur le sol. Au bout de quelques jours, il en sort une larve. 

3- Les larves se nourrissent de débris organiques et de crottes de puces adultes laissées dans l’environnement par les hôtes. Elles ont tendance à fuir la lumière et recherchent des lieux dissimulés comme la base des fibres de tapis ou de moquettes, sous les plinthes, dans les fentes de plancher. 

4- Une fois développée, la larve tisse un cocon dans lequel se forme la nymphe. Celle-ci donne ensuite naissance à une puce adulte qui reste abritée dans le cocon jusqu’à ce que les conditions soient favorables à sa sortie (à ce stade, on dit que la puce est un adulte « pré-émergeant »). 

5- Une chaleur humide et la présence d’hôtes potentiels à proximité stimulent l’émergence des nouveaux adultes. En effet, la puce est capable d’évaluer la présence d’hôtes potentiels grâce aux vibrations provoquées par leur déplacement dans l’environnement et au gaz carbonique dégagé par leur respiration ! L’attente peut durer plus de 6 mois tant que l’environnement ne génère pas les signaux nécessaires. 

 

 

Les dangers de la puce 

La piqure d’une puce peut être douloureuse. Le chien comme le chat, peut réagir par un sursaut ou par ou par un petit cri quand il se fait piquer.  

En se nourrissant du sang de son hôte, la puce injecte un peu de salive afin que le sang dont elle se nourrit ne coagule pas. Cela provoque chez l’hôte, une réaction à l’origine de démangeaisons.  

Si le nombre de puces présent sur le corps de l’animal est trop important, cela peut provoquer une anémie qui va toucher surtout les animaux jeunes, très âgés ou malades.  

L’allergie qui peut être provoqué par la salive lors de la piqure, fait aussi partie des dangers. C’est la maladie de peau la plus fréquentes chez les chiens et les chats. Elle est exprimée par des démangeaisons, des pertes de poils, des pellicules, des croutes, des plaies et des infections secondaires. 

Pour finir, il est important de savoir que la puce peut également transmettre des maladies, tel que la maladie des griffes du chat par exemple, qui peut être transmise à l’Homme. Les puces des chiens et des chats sont aussi les vecteurs d’un ver digestif appelé Dipylidium caninum.  

 

Quelques idées reçues sur les puces 

Devant la très grande fréquence des infestations par les puces, certaines idées reçues sont régulièrement rapportées. Voici quelques exemples de fausses croyances populaires : 

  • Il ne sort pas, il ne peut pas avoir de puces 
  • Mon chien/chat est propre, donc il ne peut pas avoir de puces 
  • Ce sont des puces de plancher, elles ne peuvent pas contaminer mon chien/chat 
  • Il faut traiter simplement au printemps et en été 
  • Pas la peine de traiter l’environnement puisqu’on traite l’animal régulièrement 

 

Il est important de prendre conscience que la contamination d’un animal par les puces se fait surtout à partir des adultes présents dans l’environnement, et que cette contamination peut venir aussi bien de l’extérieur (sauf en hiver) que de l’intérieur de la maison. La contamination par passage d’une puce adulte d’un animal à un autre est certes possible, mais finalement plutôt rare. Elle nécessite un contact étroit entre les deux animaux. Il est donc primordial de traiter votre animal et son environnement. Demandez conseil à votre vétérinaire. 

 

Pour en savoir plus :  

ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites) est une association indépendante à but non lucratif qui rédige et diffuse des recommandations pour le traitement et la prévention des principales parasitoses internes et externes des animaux de compagnie.  

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