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Quand utiliser des « biotics » chez le chien ou le chat ? 

1 juin 2025

Le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans la santé globale des chiens et des chats. Pour soutenir son équilibre, les prébiotiques, probiotiques, postbiotiques et symbiotiques sont aujourd’hui largement utilisés. Mais dans quelles situations leur emploi est-il réellement pertinent ? Voici les principales indications, à adapter selon chaque individu. 

 

  1. En routine, pour soutenir un microbiote équilibré

Dans certaines situations de transition ou de changement, l’administration de pré-, pro- ou postbiotiques permet d’aider l’animal à maintenir un microbiote stable. Cela peut être utile : 

  • lors de l’adoption ou du sevrage, 
  • en cas de changement alimentaire, 
  • avant un voyage, une pension ou un événement stressant, 
  • chez les chiens sportifs ou de travail, soumis à des efforts inhabituels. 

Dans ces contextes, le microbiote est souvent mis à rude épreuve. Le soutenir de manière appropriée peut contribuer à limiter l’apparition de troubles digestifs ou cutanés liés au stress ou à une adaptation difficile. 

 

  1. Pendant ou après un stress physiologique ou médical

Certains épisodes fragilisent directement la flore intestinale, et cela peut se traduire par de la diarrhée ou des selles irrégulières. On peut penser à : 

  • un traitement antibiotique (qui perturbe la flore de manière directe), 
  • une chirurgie, une hospitalisation, une convalescence, 
  • un stress chronique (chez un animal anxieux, isolé ou âgé), 
  • les périodes de gestation ou de lactation, où les besoins de l’organisme sont accrus. 

Dans ces cas, un soutien du microbiote peut favoriser la récupération, aider à limiter les effets indésirables du traitement, et participer au maintien de la santé générale. 

 

  1. Lors de troubles digestifs avérés

C’est probablement l’utilisation la plus connue. Lors de diarrhées aiguës ou chroniques, d’inconfort digestif, de selles molles ou de flatulences, le microbiote est souvent déséquilibré. 

L’administration de fibres spécifiques (prébiotiques), de bactéries vivantes (probiotiques) ou de bactéries inactivées (postbiotiques) peut contribuer à : 

  • favoriser le retour à un microbiote équilibré, 
  • soutenir la barrière intestinale, 
  • limiter la récurrence des épisodes digestifs. 

Chez les animaux atteints de maladies inflammatoires chroniques intestinales, un soutien ciblé et durable peut s’inscrire dans une stratégie globale de prise en charge. 

 

  1. En accompagnement des traitements lors de maladies extra-digestives

Le microbiote n’agit pas seulement sur le système digestif. On parle désormais de l’axe intestin-peau, intestin-cerveau, ou encore intestin-immunité. Ainsi, le soutien du microbiote peut aussi être envisagé : 

  • dans certaines affections dermatologiques (atopie, prurit chronique), 
  • chez les animaux anxieux ou stressés (grâce à l’axe intestin-cerveau), 
  • chez les individus fragiles ou souvent malades, pour aider à renforcer les défenses naturelles. 

Dans ces situations, les postbiotiques peuvent présenter un intérêt particulier en raison de leur stabilité, leur innocuité et leur efficacité documentée, même chez des animaux sensibles. 

 

Conclusion 

Utiliser des pré-, pro-, post- ou symbiotiques chez le chien ou le chat, c’est agir sur un levier central de leur santé : le microbiote. Mais pour que cette intervention soit réellement efficace, elle doit être ciblée, raisonnée, et adaptée au contexte de l’animal. Pour maintenir la bonne santé, en accompagnement d’un traitement, ou face à des troubles digestifs ou systémiques, ces solutions peuvent jouer un rôle clé dans une approche globale du bien-être. Parlez-en à votre vétérinaire. 

 

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